| | | Le week-end dernier a été exceptionnel à plus d'un titre pour les fraîches championnes de l'équipe féminine de Sala Jadida de grappling jiu-jitsu brésilien. | | | | Ces jeunes filles ont remporté, haut la main, 4 médailles dont deux d'or, une d'argent et une quatrième de bronze. Il s'agit, en effet, d'une participation honorable dans ce championnat pour les enfants et les adolescents qui s'est tenue à Grasse prés de la ville de Nice.
Ces championnes en herbe âgées entre 10 et 12 ans sont affilées toutes au club de Sala Jadida. Bien que peu médiatisés, les championnats de France organisés le samedi et dimanche de la semaine dernière s'avèrent le carrefour des jeunes grappleuses. Ainsi, une médaille du métal précieux est revenue à Sofia Essakhi dans la catégorie des 12 ans, la même distinction a été décrochée par Narjisse Essakhi dans la catégorie des 10 ans. De son coté, Chadine Bensouda a remporté l'argent des 10 ans, alors que Imane Lahlou âgée de 10 ans mais surclassée chez les 16 ans, a remporté la médaille de bronze après trois combats. Cette jeune athlète a reçu, dans ce sens une distinction particulière, puisqu'elle a été récompensée pour sa compétitivité et sa persévérance dans une catégorie d'âge supérieure à la sienne. En guise de mérite, Imane a reçu une médaille d'or du président de la confédération pour s'être bien défendue et avoir battu une combattante plus âgée qu'elle. Il est à souligner que cette équipe de Sala Jadida est entraînée par l'ancien champion marocain de judo, Adil Belgaid.
L'équipe n'est pas à sa première distinction, elle poursuit depuis un moment une série de performances. Ces résultats satisfaisants ont été entamés dès le début de la saison. De fait, en novembre 2010 et lors des Opens d'Europe à Genève, cette même équipe a remporté, une médaille d'or, 2 d'argent et une autre de bronze. Pendant le mois de février et dans la capitale française, Paris, les disciples de Adil Belgaid ont remporté deux médailles de bronze. Par ailleurs, encore peu connu dans les milieux sportifs marocains, le grappling jiu-jitsu brésilien est un art martial brésilien dérivé de techniques de Judo et de Ju-jitsu importées du Japon au Brésil par Mitsuyo Maéda vers 1920. C'est un art martial jeune et en permanente évolution. Il s'agit d'une lutte au sol se pratiquant traditionnellement avec un keikogi. Terme qui remplace le kimono. Chaque technique de finalisation se termine soit par un étranglement soit par une clef articulaire, nuque, épaule, coude, poignet, hanche, genou, cheville.
Contrairement à la majorité des arts martiaux, qui privilégient le combat debout, pieds et poings, le ju-jitsu brésilien se focalise sur le combat au sol, domaine extrêmement technique et où le gabarit joue moins. L'expérience montre en outre que les bagarres de rue entre deux adversaires se terminent souvent au sol. Cela s'avère d'autant plus juste si l'un des deux adversaires a fait le choix de combattre au sol. En effet, on peut souvent forcer un adversaire à aller au sol, alors qu'en revanche on ne peut jamais obliger l'autre à combattre debout.
Dès lors, la victoire dans un combat libre entre deux adversaires passe généralement par une maîtrise des techniques de combat au sol. Il en résulte une place nettement moins importante laissée en matière de projections ou de techniques de frappe du jiu-jitsu brésilien par rapport aux autres arts martiaux. | | | |
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